« Nos corps sont à nous », qu’est-ce que ça veut dire ?

©Mathieu-N-J Langlois 2021 — Quelques coquelicots, à Bonnyville, Alberta.

Par Nestor Turcotte,

Reproduit avec autorisation

Août 2022

Lorsque certaines femmes disent : « Nos corps sont à nous », que veulent-elles dire ?

Une femme enceinte, suite à une relation sexuelle consentie ou pas, porte en elle une réalité qu’elle n’avait pas avant cette relation.

Elle porte en elle un nouvel être qui n’est pas une partie d’elle-même mais une réalité que la génétique fait comprendre et nous enseigne maintenant avec précision.

Un être nouveau commence. Les généticiens savent comment ce nouvel être apparaît, mais ils ne savent pas pourquoi cette nouvelle cellule se multiplie pendant neuf mois sans que personne ne sente le besoin d’intervenir. Après ces mois de gestation qui ne dépendent aucunement de la femme, un nouvel être quitte son corps. Il était bien là et il ne sera plus là.

On dit alors qu’un nouvel être est né. Le père de ce nouvel être n’a rien fait pendant cette grossesse, sinon entourer la maman de tendresse, de joie, dans l’attente de qu’il a fait il y a quelques mois avec son épouse ; copuler avec quelqu’un opposé à son sexe. Je laisse de côtés les autres façons techniques de produire un enfant aujourd’hui. Je reste dans l’ordre naturel.

Le nouvel être qui naît est génétiquement le même que lors de la rencontre de la cellule mâle et la cellule femelle. Dans cette première cellule se trouve tout l’être humain. Si on développait, disent les généticiens, ce code génétique humain qui est unique, cela ferait un ruban de près de dix pieds de long. Rien d’autre n’y viendra s’y ajouter de l’extérieur.

Ce nouvel être qui se développe pendant neuf mois sera dans le ventre de la mère qui lui fournit gîte et nourriture.

C’est pourquoi, lors de la naissance de l’enfant, on coupe le cordon. Il n’en a plus besoin, puisque c’est en le nourrissant d’une autre manière (par la bouche) que ce tout petit, tout naturellement, va chercher quoi vivre en tétant le sein de sa mère.

L’enfant du début à la naissance n’est pas la propriété de la mère. Il est le produit d’elle et de son conjoint. La génétique ne peut dire l’inverse.

La nature (et qui en est l’Auteur ?) ne peut être vivante sans l’aide d’un principe organisateur. Sinon, les cellules qui s’organisent dans un ordre habituellement parfait, ne seraient qu’un amas de cellules désorganisées.

L’enfant à naître n’est pas la propriété unique du père ni la propriété unique de la mère. Et forcément, la mère ne peut se défaire de ce nouvel être qui n’est pas totalement sa propriété.

Le sophisme « nos corps sont à nous » est inexact. Si la femme parle de son propre corps en utilisant cette expression, elle a raison, comme tout autre être humain (homme ou femme) peut dire la même chose.

Mais l’on utilise cette expression pour dire que l’enfant qu’elle porte est une partie d’elle-même et qu’elle peut s’en défaire selon sa volonté. Cela constitue un meurtre qui demeure impuni, tant et aussi longtemps que l’enfant ne sera pas complètement sorti du sein maternel.

L’enfant né a des droits tandis que l’enfant en formation dans le ventre de la mère n’a, selon nos lois ou selon notre absence de lois, aucun droit. Dans certains pays, l’avortement est légalisé. Mais ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ou humain.

Le monde moderne a techniquement le moyen de se défaire de ce qui grandit dans la mère. Mais ce n’est pas parce que techniquement cela soit possible, que le geste posé est humain. On multiplie les Sociétés protectrices de certains animaux. Quand, planétairement, aurons-nous une Société qui protège tous les humains, de la conception à la mort ?

En 1972, si ma mémoire ne flanche pas, une animatrice fort bien connue de la télé québécoise avait dit : « Après la conception, ce qui est là, n’est qu’un amas de cellules disparates. » Personne ne lui avait suggéré de suivre un bon cours de biologie et de génétique pour éliminer son ignorance. Cette personne avait même ajouter que se faire avorter c’était comme se faire arracher une dent.

Comme l’ignorance fait des progrès en ce monde qui croit tout savoir, le plus grand bien que l’on pourrait faire à tout monde, c’est d’instaurer un excellent cours sur la biologie humaine.

Le commencement de l’être humain se passe dans l’infini petit.

Le temps démontre que ce qui était invisible à l’œil nu au départ arrivé à terme, donne ce qu’il y a de plus beau au monde : un enfant. Et rien n’est plus beau et humain que de prendre dans ses bras le fruit et le résultat d’une gestation qui s’est produite dans le respect du mystère de la vie.

L’affrontement appelé PRO-VIE et PRO-CHOIX est une perte de temps en soi. Ce qui peut rassembler ces opposants c’est l’éducation et la formation académique. Mais, il y aura toujours des gens qui nieront ce que la science et la philosophie peut apporter à l’humanité.

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