Gérard Raymond

©Mathieu-N-J Langlois 2017 — Flèche du séminaire où Gérard Raymond étudia, à Québec, Québec.

Gérard Raymond, donné en exemple à la jeunesse du Canada, mérite d’être connu en-dehors de son pays ; son exemple sera pour beaucoup une lumière et une force.

— Père Réginald Garrigou-Lagrange, OP
  • Il est né de Camille Raymond et de Joséphine Poitras, le 20 août 1920, dans la paroisse Saint-Malo, à Québec.

  • Il sera séminariste à Québec à partir de 1924.

  • Il remporta le premier prix de littérature en écrivant Le Sourire du Martyr, le 13 décembre 1931.

  • Il décéda à l’Hôpital-Laval en odeur de sainteté, le 5 juillet 1932.

  • Son inhumation se fit au cimetière Saint-Charles de Québec, le 9 juillet 1932.

  • La cause de sa béatification fut ouverte à Rome, le 28 mai 1968.

  • Il est fêté localement le 5 juillet à l’église Sainte-Angèle-de-Saint-Malo.

Quid Nunc Christus ?

Devise du serviteur de Dieu Gérard Raymond

Quatrième de huit enfants, il provient d’une famille très pieuse. Il aura un frère prêtre, ainsi que deux sœurs religieuse dans la congrégation Notre-Dame. Il a fait sa première communion à cinq ans et demi, ce qui est encore rare à l’époque. Ensuite, ce petit apôtre de l’Eucharistie cherche ardemment à communier tous les jours.

En mil-neuf-cent-vingt-quatre, il sort premier de sa classe pour entrer au Petit Séminaire de Québec. Sa vie est celle d’un étudiant bien normal, même s’il est un peu surdoué. Malgré ses talents, il garde sa simplicité. Ses grands amis sont saint François de Sales, la petite Thérèse, la Vierge Marie et le Sacré-Cœur. Désirant devenir missionnaire et de mourir martyr, il n’accomplira jamais son rêve. Ce jeune homme n’a pas d’extases incroyable ou autre phénomènes de la sorte, mais son cœur à cœur avec Dieu est un exemple pour tous. Au fond de tout ses talents et de sa profonde simplicité, Gérard cache une profondeur et une maturité spirituelle qui provient de long moments passé à contempler Dieu.

Il nous livre librement son cœur tout au long de son journal, et ne cesse d’impressionner. Parmi ces pages, j’ai été surpris par sa volonté de devenir saint. C’est le merveilleux modèle d’un humble meilleur, qui réprime admirablement ses mouvements d’orgueils en se disant que, s’il a gagné première place en négligeant ses travaux, un autre qui a moins a peut-être mérité plus en travaillant avec plus d’ardeur. Il foule ainsi au pieds sa volonté, et s’inflige des pénitence pour ses manquements. Gérard vise toujours à faire fructifier au maximum chacun des dons qu’il a reçut de Dieu.

Il écrit un texte formidable qui gagna le premier prix, intitulé Le Sourire du Martyr. C’est malheureusement sa dernière œuvre… La maladie et la mort le surprennent, mais il était prêt. Sa sérénité est imperturbable, autant dans la santé que dans la maladie. Déjà, il vivait comme étant à son dernier jour. Et plus encore, ses dernières lignes sont celles de l’offrande de sa vie. Il désirait mourir martyr ; il donnera malgré tout son sang à celui qu’il aime. La tuberculose avance, affectant ses poumons à une vitesse foudroyante ; il meurt en s’abandonnant à Dieu, quelques semaines avant sa vingtième année.

Le Journal de Gérard Raymond est disponible en format électronique, et le texte « Le Sourire du Martyr » est à la page 179.


Prière pour la Béatification de Gérard Raymond

Seigneur Jésus, qui avez comblé de grâces Votre fidèle Serviteur Gérard Raymond, c’est en toute confiance que nous recourons à son intercession. Faites qu’en considération de ses mérites, nous puissions obtenir la faveur (…) que nous Vous demandons et toute soumission à la Volonté de Votre Père. Alors nous aurons la joie de témoigner de son crédit auprès de Vous dans le Ciel et de contribuer ainsi à sa Glorification sur la terre. Amen.

Imprimatur: Paul Nicole V.G., Québec, le 16 août 1982

Relations de grâces
Cause de Béatification de Gérard Raymond 

Séminaire de Québec
1, rue des Remparts
Case Postale 460
Québec (Québec) G1R 5L7

Publié par Mathieu-N-J Langlois

Épris de philosophie, avec un petit penchant thomiste, il apprécie le chant grégorien, la théologie, la poésie, la photographie, la randonnée et l'histoire ; surtout celle du Canada et de l’Église. C’est le désir de partager ce qu'il a récolté çà et là qui l'a finalement décidé à écrire.

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